Comment gérer ses émotions : une notion-clé

La gestion des émotions : une question de posture plus que de technique ?

Il y aurait énormément de choses à dire sur la gestion des émotions, si bien que cela serait difficile à résumer même dans un livre de 200 pages, et donc encore plus dans un article de blog…

De nombreux articles tenteront de vous donner des méthodes, des techniques pour gérer votre stress. L’idée principale que je souhaiterais développer ici est que, plus que l’émotion en elle-même, la posture psychologique que nous adoptons pour tenter de gérer cette dernière peut parfois devenir problématique. De même, la méthode ou la technique que nous utilisons pour gérer notre stress peut s’avérer tout-à-fait adaptée ou au contraire complètement dysfonctionnelle, selon l’intention que nous avons en l’utilisant. Pour simplifier (volontairement excessivement), nous allons considérer que face à une émotion désagréable, nous pouvons adopter soit une posture d’acceptation, soit une posture de rejet.

TCC Stress Nice

Constater le coût de la lutte

Peut-être avez-vous déjà essayé, avant un examen important pour vous, de ne pas stresser ? De ne pas vous mettre en colère alors que tout bouillonnait de l’intérieur ? De ne surtout pas penser à quelque chose qui vous stressait ou vous rendait triste ?

Si oui, peut-être vous êtes-vous rendu compte que cette stratégie, qui peut sembler fonctionner dans les situations « faciles », devient complètement inopérante dans les situations « difficiles » (où les émotions ont tendance à nous submerger) ? Peut-être même avez-vous constaté qu’à vouloir agir de la sorte, nous pouvons nous retrouver en plus grande difficulté.

Si je dois passer mon permis de conduire, il est fort probable que mon cerveau produise du stress afin de m’aider à être plus présent, plus vif et réactif. Parfois aurais-je l’impression qu’il produit « trop de stress » et commencerais-je à stresser à propos de mon niveau de stress. Mon mental commencerait alors à produire tout un tourbillon de pensées : « Pourquoi je stresse comme ça ? Je suis sûr que je stresse plus que les autres, je suis quelqu’un d’anxieux par nature… Et si le stress me fait perdre mes réflexes, ou m’empêche de réagir à temps ? Je vais louper mon permis, c’est sûr… Il va falloir payer à nouveau pour le re-passer… A cause de moi on va finir à découvert et ma femme va me passer un savon.  Je suis vraiment nul de ne pas savoir gérer mon stress, je suis quelqu’un de faible. Si seulement j’avais un moyen d’éliminer ce stress… »

L’oignon émotionnel

Dans le langage très technique des psychologues, je dirais que j’ai ajouté sans le vouloir plusieurs couches à mon « oignon émotionnel » : l’émotion primaire, le stress, est au centre de l’oignon. La posture de lutte que j’ai développé à l’égard de cette émotion primaire a favorisé l’émergence des couches extérieures : colère, culpabilité… et plus simplement, plusieurs autres couches de stress.

Imaginez maintenant ce qu’il risque de se passer si je commence à lutter contre les couches extérieures de mon oignon émotionnel : ce processus peut m’amener à me sentir encore plus mal, à y perdre beaucoup de temps et de ressources mentales… tout en m’éloignant de l’objectif de m’aider à passer le permis !

Modèle de la persistance de la détresse émotionnelle

Ce raisonnement a été modélisé par David Barlow et Laura Allen :

Gestion des émotions à Nice

Le principe est le suivant : les émotions peuvent certes être douloureuses, mais seul le refus de les accueillir peut transformer la douleur en souffrance. Si je me retrouve pris à ce piège, je serai tenté d’utiliser une stratégie d’évitement émotionnel. Ces stratégies peuvent être comportementales (trouver tout un tas de choses à faire pour ne pas avoir à ressentir mon stress, me divertir, remettre à plus tard le jour de l’examen du permis de conduire, tout simplement ne pas m’y rendre…). Elles peuvent aussi être cognitives (ruminer sur ma « personnalité anxieuse », chercher à me détacher du stress, nier sa présence, l’intellectualiser…). Généralement, ces stratégies vont fonctionner pendant un temps, mais comme l’émotion n’est jamais traitée, elle persiste.

En fin de compte, tout ce panel de stratégies va s’avérer contre-productif. De façon paradoxale et parce qu’il est parfois difficile de contacter la posture d’accueil dont nous parlons ici, nous continuons à utiliser des stratégies qui ne fonctionnent pas comme nous le souhaitons.

Apprendre la gestion des émotions à Nice avec les TCC et la thérapie ACT

L’un des objectifs explicites de la thérapie d’acceptation et d’engagement est de favoriser une posture d’accueil et d’ouverture compassionnée envers nos émotions, afin de continuer à avancer vers les directions qui sont importantes pour nous. Nous cherchons à installer dans votre cerveau un nouveau logiciel mental : chacune de mes émotions et pensées est légitime, je l’accueille telle qu’elle est même si elle m’est désagréable.

Si tout ceci vous apparait abstrait et que vous souhaitez aller plus loin, je ne peux que vous recommander l’excellent « Piège du bonheur (Edition illustrée) » de Russ Harris. J’ai l’habitude de le proposer à mes clients pour les aider à approfondir notre travail et pour prolonger la thérapie en dehors des séances. Cet ouvrage expose de façon ludique les principes de la thérapie d’acceptation et d’engagement. De plus, il est simple de lecture car présenté sous forme de bande dessinée !

Je vous accueille dans mon cabinet de psychologie à Nice situé au sein du Centre Médical et Paramédical Palais des arts. Les séances par téléconsultation sont également possibles. Pour plus d’informations vous pouvez consulter mon site internet https://psychologue-tcc-nice.fr/

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